Abbi Patrix

ABBI PATRIX, LE BEAU PARLEUR
Tout petit déjà, il était nourri des légendes de sa mère norvégienne. Depuis, le petit Abbi a bien grandi mais son goût pour les belles histoires ne l’a pas quitté. Il en a même fait son métier. Co-directeur de la Maison du Conte de Chevilly-Larue, chercheur insatiable, inspiré par un itinéraire pluridisciplinaire au croisement du théâtre, de la musique et du geste, Abbi Patrix explore l’art du conte depuis plus de vingt-cinq ans.

Parce qu’il «aime travailler en groupe, bien que cette discipline soit très solitaire», il fonde en 1980 la première compagnie de conteurs professionnels (la Compagnie du Cercle). En solo ou avec d’autres artistes, il n’a alors de cesse de se mettre en quête de nouvelles voix (voies) pour aborder son art. Véritable bourlingueur, il se donne pour mission de recueillir le verbe vivant, le récit. Partout où il pose un orteil, il ouvre ses oreilles à l’affût des mythes, des légendes éculées qui ne demandaient qu’à être réveillées. Entre deux récits très anciens, il insère alors des fragments d’histoires plus contemporaines, des bouts d’inoubliable, des bribes de voyage. C’est ainsi qu’en 2002, il en est venu à questionner notre relation intime au monde dans Au bout du monde. En 2005, avec Le Compagnon, il reprend une de ses histoires fondatrices et en profite pour réhabiliter la dimension mythique des trolls dans l’imaginaire occidental d’aujourd’hui. Mais l’artiste aime aussi croiser et mêler la parole contée à d’autres disciplines. C’est le cas dans Parole (2000) où il dialogue sur scène avec une chorégraphe et un comédien sourd, ou encore dans Le Jardin des Origines (2006) où il réunit des conteurs et des mimes pour une création collective de
plein air. En 2007, il a décidé d’explorer un nouveau langage, mêlant récit et piano dans le solo Les Portes.

C’est également sur les territoires qu’Abbi Patrix mène son travail de défricheur. Premier exemple avec le projet Eclats d’histoires mené en 2001 à Evry. A la tête d’une équipe de conteurs-collecteurs, il fait le pari que les récits de vie peuvent aider à exprimer l’identité multiple et nouvelle d’un quartier et de ses habitants. Ce spectacle a inspiré le projet TransOral Express à Cergy-Pontoise.

Accueilli en résidence à L’apostrophe dès 2005, Abbi Patrix est la cheville ouvrière de cette belle aventure ayant pour objectif de fédérer des énergies et de faire circuler la parole vivante dans six communes de l’agglomération.

 


À L'APOSTROPHE
♦ mars 2006 Le compagnon à l'Hôtel de Ville de Saint-Ouen-l'Aumône
♦ septembre 2006 Visites singulières de l'Axe Majeur à Cergy-St-Christophe
♦ mai 2007 Les portes à L'-Théâtre des Arts / Centre