Communauté d'agglomération de Cergy-Pontoise

Dans les années 60, pour faire face au développement rapide de l'agglomération parisienne, on décida de la maîtriser et de l'équilibrer en créant plusieurs villes nouvelles autour de Paris. La mise au point du premier Schéma Directeur d’Aménagement et d’Urbanisme (SDAU) a été confiée à Paul Delouvrier, Délégué général au District de la Région de Paris de 1961 à 1969, qui a été à ce titre considéré comme le père des villes nouvelles en France. Au nord de Paris, le choix se porta sur les environs de Pontoise dans une boucle de l'Oise. La ville ancienne devait s'intégrer dans un ensemble beaucoup plus vaste, dont le centre serait à Cergy, qui n'était alors qu'un village. Décidée dès 1965, l'implantation de la ville nouvelle se fera en plusieurs étapes :

16 avril 1969 : création de l'Établissement public d'aménagement (EPA)
1970 : ouverture de la préfecture du Val-d'Oise. Le bâtiment en pyramide inversée dessiné par Henry Bernard est le premier bâtiment de la ville nouvelle et annonce le développement du quartier de la préfecture.
11 août 1972 : création officielle de la ville nouvelle de Cergy-Pontoise, comptant quinze communes (les douze communes actuelles, plus Boissy-l'Aillerie, Méry-sur-Oise et Pierrelaye).
1971 : création du Syndicat communautaire d'aménagement (SCA).
1983 : la loi Rocard modifie le statut des villes nouvelles.
1984 : le Syndicat d'agglomération nouvelle (SAN) remplace le SCA, quatre communes quittent la structure (Boisemont, Boissy-l'Aillerie, Méry-sur-Oise et Pierrelaye)
31 décembre 2002 : fin de la mission et dissolution de l'EPA, suite à l'achèvement de la ville nouvelle.
1er janvier 2004 : transformation du SAN en communauté d'agglomération (nouvelle identification Cergy Pontoise Energies Ouest)
1er janvier 2005 : Boisemont rejoint la communauté d'agglomération

Caractéristique insolite de la ville nouvelle : afin de garantir une certaine neutralité politique à la ville, et de marquer sa nouveauté, certains quartiers, en particulier celui de Cergy-le-Haut, présentent des ensembles de rues aux noms anhistoriques, choisis par les élèves des collèges de la ville. L'on peut ainsi rencontrer le chemin de la Surprise, l'avenue du Centaure, le Passage des Neiges d'antan ou bien la rue du Passeur d'étoiles.