LA NUIT DU JAZZ 8ème

dans le cadre de 

♦ Extrait de From Darkness d'Avishai Cohen
SONIA WIEDER-ATHERTON, AVISHAI COHEN TRIO

Le violoncelle de Sonia Wieder-Atherton, qui traduit la voix de Nina Simone, et la contrebasse d’Avishai Cohen : pour la Nuit du Jazz, les cordes sont à la fête.

 

SONIA WIEDER-ATHERTON
Little Girl Blue, From Nina Simone

Sonia Wieder-Atherton, l'une des grandes violoncellistes de sa génération, refuse les carcans et poursuit depuis toujours une « quête du chant de l'instrument ». Accompagnée par le piano coloriste de Bruno Fontaine et les percussions bigarrées de Laurent Kraif, elle substitue la voix de son violoncelle au timbre de Nina Simone, dont elle réveille les mélodies, comme un souvenir lointain, une ritournelle enfantine.

 

AVISHAI COHEN TRIO
From Darkness

Quand l’harmonie du jazz se mêle au lyrisme des modes orientaux… Depuis deux décennies, le compositeur et contrebassiste Avishai Cohen, parfaitement à son aise en trio avec le pianiste Eden Ladin et le batteur Daniel Dor, a su s’imposer comme l’icône d’une musique israélo-new-yorkaise où les mesures asymétriques flirtent avec des improvisations maîtrisées.

 

• durée estimée de la soirée : 2h40 (entracte compris)

 


AVISHAI COHEN, DANS LA PRESSE
« Le compositeur et contrebassiste israélien, âgé aujourd'hui de 45 ans, est sans aucun doute un artiste parvenu à la maturité de son art. Tout avait commencé au début des années 1990 quand il "s'est lui-même invité aux Etats-Unis", comme il le raconte. Avant lui, d'autres musiciens israéliens y avaient séjourné, mais son parcours a permis de bâtir un pont entre New York et Tel Aviv qui assure désormais des circulations régulières entre les deux capitales.

Avishai obtient d'abord une bourse pour étudier à l'école de jazz de la New School fondée en 1986. Un choix que fera également le trompettiste Roy Hargrove, qui appartient à la même génération, puis Brad Mehldau ou encore Robert Glasper.

Sur la scène newyorkaise, Avishai multiplie les gigs avec des étudiants ou avec des légendes du jazz. Les rencontres avec Danilo Perez puis Chick Corea sont décisives. Il obtient alors un visa qui lui permet de séjourner et de travailler aux Etats-Unis.

Il y développe un sens de la performance scénique qui va être déterminant dans le style qu'il va adopter. L'écriture et l'enregistrement d'un CD sont bien sûr essentiels, mais ils ne contraignent pas le jeu du concert public, qui va ajouter "une dimension visuelle". À l'évidence, l'énergie d'Avishai Cohen est spectaculaire, sans pour autant minorer le rôle de son pianiste et de son batteur.

"Les musiciens avec qui je joue aujourd'hui ont l'âge que j'avais quand j'étais membre du sextet de Chick Corea. Shai Maestro était encore plus jeune. Je crois beaucoup à cette idée de travailler ensemble sur la durée, et de mettre à profit leur technique de plus en plus développée au service de la création musicale."

Neuf ans se sont écoulés entre Gently Disturbed et From Darkness, deux albums en formation trio. Entre temps, Avishai, qui avait commencé à chanter dans le Rock band qu'il avait créé à New York, s'est pris au jeu. À la grande surprise de ses parents ou de ses proches, en Israël, il s'est mis à écrire et à chanter des textes en hébreu. La musique peut cependant s'inspirer de chants arabes, ou revitaliser le ladino, la langue créée par les rabbins espagnols pour traduire et enseigner les textes sacrés hébreux. "J'ai été encouragé à chanter par Bobby McFerrin. Dans ce registre, comme de manière générale, j'aime me donner la sensation d'être au bord de la falaise."
Huffington Post

 


SONIA WIEDER-ATHERTON, À PROPOS DE NINA SIMONE
« Ce que je sais c’est qu’elle bouleverse et qu’elle envoûte. Bien sûr. Ce que je sais c’est que sa voix et son chant sont seuls à la suivre à un endroit d’où personne ne rentre inchangé.

Ce que je me demande, c’est où elle est quand soudain il me semble reconnaître un choral de Bach ou un madrigal de Monteverdi.  Que le plus souvent elle semble cacher aux creux de ses chansons.  Ce que je me demande c’est où elle est lorsque comme absente,  elle s’assied au clavecin et joue ce qui pourrait être du Couperin, et que son clavier et sa voix, issus de mondes qui ne semblent pas communiquer, se cherchent, se cherchent, jusqu’à ce qu’une ritournelle d’enfant les réunissent enfin.

Il y a ces échappées où elle se lance sur le clavier, et c’est comme une vague puissante, qui entraîne tout, une vague puissante d’harmonies. C’est comme si son chant déplaçait dans un même mouvement toutes les douleurs inguérissables, toutes les colères, toutes les solitudes. Toutes les siennes. Toutes les nôtres, aussi. Sans nous laisser le choix. Quel est cet endroit ? Est-ce l’endroit d’où elle vient, l’endroit où elle revient, un endroit antérieur même à ses études classiques, l’endroit des chants d’église de son enfance ? Là où serait né son désir ? Seul endroit où se réconcilieraient son amour de la musique, sa sous-jacente colère, ses désobéissances, sa sourde peine ? Ce que je sais c’est que c’est son secret.

Je me suis immergée dans son répertoire, ses arrangements, son univers harmonique et son histoire aussi. Je voudrais lui prêter la voix de mon violoncelle, portée, accompagnée par le jeu aux multiples facettes de Bruno Fontaine et par la poésie infinie des sons de Laurent Kraif. Et je crois qu’en me laissant porter par elle, m’apparaîtront des liens secrets avec des compositeurs qu’elle aimait par-dessus tout. »

 

 


SONIA WIEDER-ATHERTON direction artistique, violoncelle Sonia Wieder-Atherton • collaboration musicale, piano Bruno Fontaine • collaboration musicale, percussions Laurent Kraif

AVISHAI COHEN TRIO contrebasse Avishai Cohen • piano Eden Ladin • batterie Daniel Dor

programme de salle: 
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