LETTRES DE L’INTÉRIEUR

création 2015|2016
John Marsden , Marie Dupleix
Quand violence rime avec adolescence

C’était avant Internet, les textos et les réseaux sociaux. Mandy et Tracy, deux adolescentes en mal de solitude se découvrent progressivement à travers les lettres qu’elles échangent. Pas vraiment une correspondance à l’eau de rose : au fil des jours, Tracy révèle qu’elle est incarcérée dans une prison pour mineurs, quand Mandy confie son angoisse face à l’extrême violence de son frère. Ces Lettres de l’intérieur, imaginées par le romancier et pédagogue australien John Marsden, sont théâtralisées au plus juste par Marie Dupleix ; le jeu des deux comédiennes (Ariane Brousse et Marie Delmarès) parvenant, via la confidence intime, à faire pleinement ressentir le désarroi de l’adolescence, entre doutes et peurs.

• durée estimée du spectacle : 1h05

 


Deux jeunes adolescentes entament une relation épistolaire. Mandy est issue d’une famille « middle class ». Tracey semble avoir une famille et vie “idéales”. Jusqu’au jour où Mandy comprend que son amie lui a menti. Après quelques jours de silence, Tracey finit par écrire la vérité : elle est dans un établissement pénitentiaire pour adolescents depuis un an. Elle a commis un acte très grave, sans jamais préciser lequel. Elle décrit l’univers carcéral et la violence qui y règne. Le seul moyen d’être « tranquille » : être une « caïd ». Malgré le choc de la surprise, leur relation épistolaire continue. Mandy confie à son amie ses angoisses, la peur de son frère extrêmement violent. Au fil des lettres, ce lien qui les unit leur devient nécessaire pour supporter la solitude. Jusqu’au jour où Tracey ne reçoit plus de nouvelles de son amie. Silence mortel…

 


LA PRESSE EN PARLE
« ... Marie Dupleix, dans son adaptation du livre et sa mise en scène, a trouvé l’équilibre parfait où l’émotion est d’autant plus forte qu’elle ne déborde pas. C’est un moment saisissant pour le public jeune, et aussi pour tous les publics. » • Gilles Costaz

« ... Un conseil, emmenez [vos ados] voir Lettres de l'Intérieur. Ils vous en remercieront. Comme vous, ils auront ri, pleuré, devant deux comédiennes épatantes et une scénographie juste et efficace. » • Christine Friedel – Théâtre du Blog

« Un spectacle poignant où l’émotion monte crescendo alors que la violence fait irruption dans les correspondances que s’échangent deux adolescentes en mal de solitude (...) Une pièce salutaire pour un vrai spectacle comme on aime. » • La Provence

 


NOTE D'INTENTION
En 2009, Marie Dupleix signe la mise en scène de Strindbergman, associant deux textes de Strindberg et Bergman, pour explorer le silence et la parole ; le pouvoir de l’un sur l’autre et inversement, les secousses violentes qu’ils provoquent dans la vie des êtres.

Dans Lettres de l’intérieur, il est aussi question de silence et de parole. Mais à distance. Ici, le silence, c’est l’attente, l’espoir d’une lettre, l’angoisse de ne plus en recevoir. La parole, c’est une main qui file sur le papier, les mots qu’on ne dit pas à voix haute, ceux que l’on choisit pour s’inventer, ceux qui peuvent se répandre pour exprimer des sentiments, des interrogations, des états d’âmes. Et la violence. Violence des mots, violence du silence, violence du monde.

Adapter et mettre en scène le roman de John Marsden, c’est continuer à chercher ce qui se cache dans le langage verbal et le non-verbal ; donner de la voix et du corps à l’écriture ; donner du temps aux mots. C’est aussi tenter de « toucher » un public jeune, peu concerné par le théâtre ; lui (re)donner goût au spectacle vivant, en évoquant ses difficultés à devenir adulte et en l’encourageant à être « acteur » dans le monde présent et à venir.


création Cie Les Mistons • d’après  John Marsden • adaptation et mise en scène Marie Dupleix • assistée de  Pénélope Lucbert • traduction Valérie Dayre • avec Ariane Brousse, Marie Delmarès • scénographie, lumières Nicolas Simonin • construction Bertrand Aubert, Augustin Collet • son et régie Clément Roussillat ou Fouad Saker • costumes Caroline Revillion, Alexia Laguerre • musique Oscar Clark

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