ROVER

Cet album lui plaît « comme un bon vieux blouson en cuir dans lequel on se sent bien ». Colosse à la voix chaleureuse, Rover l’a composé à la ville et enregistré non loin des embruns, en Bretagne. Révélé en 2012 avec un album unanimement salué, le chanteur poursuit sa route avec un deuxième opus (sorti en novembre 2015) aux accents mélancoliques qui se revendique de Bach, Bowie et Gainsbourg. En concert, il fascine. Démesuré, mystérieux et généreux, il sait que la musique, face à l’angoisse du présent, peut rassurer. Amoureux de la fragilité et de l’imperfection, Rover signe avec Let it Glow une œuvre singulière dont l’âme, toute en aspérité, envoûte.

 

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DANS LA PRESSE
"Et si on changeait d’air pour respirer un peu ? Révélé en 2012 avec un premier album éponyme aux ambiances pop-rock à la Bowie-Lennon, Timothée Régnier alias Rover, revient avec Let it Glow (label cinq 7). Un disque qui brille, où il invite à laisser entrer la lumière d’une voix aérienne ou rocailleuse, sur fond de riffs de guitares rock et de synthés des années 1970. C’est en Bretagne qu’il a enregistré son nouvel opus, dans un lieu atypique, un ancien internat transformé en studio rempli d’instruments analogiques : « Ils sont capricieux mais ouvrent des portes et des univers sonores uniques, confie Rover. Le fait d’être autodidacte, d’aborder les instruments de façon presque naïve, cela permet de garder une espèce de fraîcheur et de maladresse. »

Rover est depuis ses débuts à la recherche d’un lâcher-prise qui passe aujourd’hui par un son plus brut et une écriture directe traduisant un désir de « moins intellectualiser (sa) musique et defaire confiance dans (ses) chansons et dans ce qu’on est ». L’expérience de Let it Glow et ses rêveries glam-rock lui ont permis de redécouvrir sa musique à la faveur de tous ces filtrages vintage : « Ce que je reproche aux techniques numériques, c’est que ça favorise une musique d’informaticiens plus que de musiciens. Ça fait appel à une technique de programmes et ça va plus vite que le temps de réflexion que demande l’art en général. Un musicien a besoin de cette respiration avant d’enregistrer. Il ne faut pas aller plus vite que la musique. C’est une vraie expression avec une chaleur et une âme. »

En cela, Rover n’est pas un artiste de son époque. Il aime sortir du cadre pour mieux se mettre en danger. Cela donne des concerts fascinants comme au Printemps de Bourges en 2013, où il était au piano au côté d’un trio à cordes dirigé par le violoncelliste Gaspar Claus ou au théâtre de l’Athénée en 2014 en formule solo, s’accompagnant d’une guitare électrique et d’un piano. Une démarche très créative qui fait l’essence de Let it Glow où les effets démonstratifs et la réverb’ du premier disque ont disparu, de manière à conserver la vérité des sentiments et le grain qui fait l’émotion. Rover revendique un certain romantisme qui « est un mélange de nostalgie, d’espoir et de rock’n’roll ». Un univers qui fait écho aujourd’hui à l’angoisse du quotidien et à la peur de l’avenir : « L’actualité dont on nous bombarde tous les matins gangrène et gèle les gens. Inconsciemment, j’ai lefantasme que ma musique puisse un peu rassurer. » On le suit volontiers."
L'Humanité

 


chant, guitare, clavier Timothée Régnier • batterie Arnaud Gavini • basse, guitare, chœur Edouard Polycarpe • claviers, guitare, chœur Sébastien Collinet • ©Julien Mignot

programme de salle: 

>en savoir + www.rover-music.com